La chasse en Europe

rubrique chasse quelques chiffresNombre de chasseurs : la France est le pays européen qui compte le plus grand nombre de chasseurs, 1 224 000 pour la saison 2011-2012. Suivent ensuite le Royaume-Uni (800 000), l'Espagne (980 000) et l'Italie (750 000). Ces valeurs sont toutefois à relativiser au regard de la forte variabilité de taille de population et de surface entre ces pays.

Proportion de chasseurs dans la population : ce taux est le plus fort en Irlande (8,9 %), à Chypre (6,4 %), en Finlande (5,8 %) et en Norvège (4,75 %) et le plus bas en Estonie, aux Pays-Bas (0,1 % dans ces deux pays) ou encore en Belgique (0,2 %) et Roumanie (0,27 %). Le taux en France est élevé : 2,1 %.

Nombre de chasseurs par surface : en dehors du cas particulier de Malte (50 chasseurs/km²), ce ratio est le plus fort à Chypre et en Irlande (5 ch./km²), au Danemark (3,8 ch./km²), au Royaume-Uni (3,3 %), au Portugal ou encore en Italie (2,5 ch./km² pour ces deux pays). Il est relativement faible en Pologne (0,3 ch./km²), aux Pays-Bas, en Suède et en Hongrie (0,6 ch./km²) ou encore en Allemagne (1 ch./km²). Ce ratio en France est plutôt dans la moyenne haute : 2 chasseurs/km² comme en Espagne.

Données de 2007 tirées du recensement des chasseurs en Europe, FACE-Fédération des associations de chasse et conservation de la faune sauvage de l'UENombre de chasseurs aujourd'hui en Europe.

Source : Wikipédia

 

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source : www.dimanche-sans-chasse.fr

 

La chasse en France 

rubrique chasse30 millions d’oiseaux et mammifères abattus(1), la France surpasse tous les autres pays européens. Sur les 100 millions d’oiseaux abattus chaque année par les chasseurs en Europe,  25 millions d’oiseaux, soit le quart, le sont en France(2) !

90 espèces chassables (beaucoup plus que chez nos voisins européens).

1,2 millions de chasseurs (bien qu’ils aient perdu plus de la moitié de leurs effectifs en 30 ans).

La plus longue période de chasse annuelle : 11 mois tous modes de chasse confondus !

Enfin, la France est le seul pays où l’on chasse tous les jours de la semaine…

(1) Sans prendre en compte les animaux blessés et non-retrouvés… et ceux qui seront abattus quelques heures seulement après leur lâchers dans les chasses en enclos

(2) Source :BerichtezumVogelshutz ./ Comittee against Birdcrime.

Source : APSAS (pour la saison de chasse 2011/2012)

  

Les animaux sauvages chassés

rubrique chasse quelques chiffres 1En France, la chasse est autorisée pour 91 espèces d'oiseaux ou de mammifères. En comparaison, la Belgique autorise seulement 18 espèces. La France a le plus grand nombre d'espèces d'oiseaux chassables : 68 espèces, dont 50 sont migrateurs. En Hollande, seulement 6 espèces d'oiseaux sont encore chassables. La France a le plus grand nombre d'oiseaux d'eau chassables : 37, contre seulement 4 en Belgique. Le pigeon ramier, le faisan, les grives, le lapin, la perdrix rouge, le canard colvert, la perdrix grise et la bécasse sont les animaux les plus tués.


Selon une enquête faites auprès des chasseurs en 1983-1984, chaque année c'est plus de 46 millions d'animaux qui sont tués par les chasseurs français. Les chiffres publiés sont de toute façon encore bien au-dessous de la réalité car ils ne prennent pas en comptes les animaux blessés et non retrouvés (un tiers des animaux tirés). Les animaux blessés vont donc subir une longue agonie à laquelle un prédateur viendra peut-être mettre fin, car malheureusement tous les chasseurs ne se préoccupent pas du sort des animaux qu'ils ont pu blesser. Seule une minorité utilise des chiens spécialement dressés à suivre les traces d'une victime qui perd son sang.


Ces chiffres ne prennent pas non plus en compte les animaux abattus et donc non déclarés par les chasseurs braconniers. Le lobby de la chasse, qui représente seulement 3 % de la population, est tellement présent que le nombre des victimes est difficilement évaluable avec précision. En effet, nombre d'animaux tués ne rentrent pas dans les statistiques, comme dans le cas des nombreuses espèces qui sont braconnées en toute illégalité. Malgré leur inscription sur la liste des espèces protégées, certains oiseaux font toujours l'objet d'une chasse organisée et encouragées par certaines associations de chasseurs.


Bien que les chasseurs français soient particulièrement favorisés par rapport à leurs homologues européens en terme de durée de la période de chasse autorisée comme pour le nombre d'espèces chassables, pour certains ce n'est pas encore assez. Avec les 3200 pylônes installés par des chasseurs braconniers pour la chasse à la tourterelle dans le Médoc et les 15000 postes de chasse à la palombe dans les Pyrénées, ce sont des populations européennes qui sont décimées par au risque même de mettre en péril les effectifs de ces oiseaux migrateurs pour qui les frontières terrestres n'ont pas de sens. Dans les années 60, environ 15 millions de de palombes traversaient les Pyrénées lors de leurs migrations. Au début des années 80, ce fut 8 millions, puis 4 à la fin de la même décennie. L'hiver 97-98, les recensements n'en ont plus rapporté qu’un million !


Malgré les déclarations de certains chasseurs qui veulent souvent s'ériger en défenseurs et en connaisseurs de l'environnement rural, un rapport publié en 1994 par l'ONC/Muséum d'histoire naturelle indique que les chasseurs font en moyenne 20 % d'erreurs sur des espèces protégées tenues en main confondues avec les canards les plus communs. Même les chasseurs reconnaissant parfaitement les espèces, abattent aussi nombre d'oiseaux protégés parce qu'ils ont été mal identifiés, comme dans le cas de la chasse de nuit, ou dans un vol comportant plusieurs espèces. Toutes ces espèces protégées abattues, volontairement ou accidentellement, ne rentreront jamais dans aucunes statistiques officielles des chasseurs.


Régulièrement les chasseurs montent au créneau pour s'insurger contre les directives européennes qu'ils accusent de vouloir réglementer des traditions françaises. Ils agissent comme si les oiseaux migrateurs leur appartenaient exclusivement et que les oiseaux migrateurs étaient franco-français. Pourtant il est assez évident pour qui a réellement une connaissance de la biologie des migrateurs d'avoir la nécessité d'une législation européenne, puisque les oiseaux ne connaissent pas les frontières. Nombre d'entre eux, ne font que passer au-dessus du territoire national lors de leur migration entre leur territoire d'hivernage situé souvent en Afrique et leur territoire de reproduction souvent situé dans le Nord de l'Europe. Les oiseaux migrateurs qui sont abattus en France sont la plupart du temps des espèces protégées dans les autres pays européens.


C'est la raison pour laquelle la réglementation de la chasse doit faire l'objet de directives européennes lorsque des populations d'oiseaux sont en mauvais état de conservation.

Source : www.oiseau-libre.net

  

Un tableau de chasse de plus de 30 millions de morts par an

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L’enquête nationale publiée par l’Office nationale de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) en 1999 fait état de 30 millions d’animaux tués au fusil. A quoi il faudrait ajouter les animaux morts par piégeage, morts des blessures de la chasse et les animaux dits nuisibles.

 

Animaux chassés (saison 1998-1999) : 

• le pigeon ramier : 5 169 000

• les faisans : 5 061 054

• les grives : 4 537 960

• les lapins de garenne : 3 209 210

• la perdrix rouge : 1 731 693

• la perdrix grise : 1,5 million

• le canard colvert : 1 561 150

• la bécasse : 1.168.290

• etc. Total : 30 millions

 Source : ONCFS

 

Grands animaux chassés 2005 (hors parc et enclos)

• 41 500 : cerfs

• 505 000 : chevreuils

• 447 000 : sangliers

Source : ONCFS

 

Les animaux chassés

rubrique chasse quelques chiffres 2

En France, on compte 90 espèces chassables. Une étude réalisée en 1998/1999 par l’ONCFS et concernant 39 de ces espèces, révélait le chiffre exorbitant de 30 millions d’animaux tués au fusil… Dont près de la moitié étaient des animaux d’élevage lâchés. Evidemment c’est beaucoup plus facile de tirer sur un animal qui n’a pas peur… Il faut aussi noter que ce chiffre n’inclut pas les oiseaux blessés et jamais retrouvés. Et n’oublions pas non plus les autres modes de chasse (à courre, à l’arc, déterrage…) qui font aussi de nombreuses victimes.

 

Les accidents

La chasse n’a rien d’un loisir sans risques. 163 accidents pour la saison 2007/2008, dont 15 morts. Il y en avait eu 24 la saison précédente. Les chasseurs aiment rappeler les statistiques des sports extrêmes pour se justifier. Malheureusement, dans leur cas, les victimes se comptent aussi parmi les non-chasseurs. Les vététistes et autres promeneurs en forêts sont trop souvent confondus avec des sangliers… Pire, certains accidents prouvent un non respect flagrant de la réglementation, tel des cyclistes ou même un camionneur passant sur une route de forêt et victimes d’une balle perdue, tirée en contrebas. Bilan : un mort, un blessé. Alors, impossible d’approcher les forêts ? Malgré les demandes insistantes de plusieurs associations d’établir une journée sans chasse, comme celle mise en place par Dominique Voynet et vite retirée par Roselyne Bachelot, où il serait possible de se promener en forêt sans risquer de prendre une balle égarée ou d’être confondu avec un sanglier, le gouvernement s’applique à favoriser les chasseurs.  2% de la population qui en mettent 98% en danger… La démocratie ?

Bilan officiel pour la saison de chasse 2007/2008 : 163 accidents déclarés et 15 morts.

Source : onevoice